Deux membres du FNJ de Bourgogne seront candidats aux élections législatives : entretien avec Julien Guibert
Combattant l’élitisme et plaidant pour le renouvellement de la classe politique, le Front national a décidé d’investir deux jeunes du FNJ de Bourgogne en tant que candidats du Rassemblement Bleu Marine / Front national aux élections législatives qui se dérouleront les 10 et 17 juin prochain.
Après l’entretien avec Estelle Arnal, candidate dans la circonscription 7103 , nous vous proposons de rencontrer Julien Guibert, candidat-remplaçant dans la seconde circonscription de l’Yonne.
Deux membres du FNJ de Bourgogne seront candidats aux élections législatives : entretien avec Estelle Arnal
Combattant l’élitisme et plaidant pour le renouvellement de la classe politique, le Front national a décidé d’investir deux jeunes du FNJ de Bourgogne en tant que candidats du Rassemblement Bleu Marine / Front national aux élections législatives qui se dérouleront les 10 et 17 juin prochain.
Entretien avec Estelle Arnal, candidate dans la circonscription 7103 Lire la suite de cette entrée »
Législatives : questions de l’IEJ de Paris à Gauthier Bouchet
Questions recueillies par Johanna Gutkind, de l’Ecole de journalisme de Paris, auprès de Gauthier Bouchet, responsable de la communication au Front national de la jeunesse (FNJ)
Après les 17,90 % aux présidentielles du Front national, il y a fort à parier que beaucoup de circonscriptions seront concernées par des triangulaires. Les résultats s’annoncent beaucoup plus importants qu’aux élections de 2007, où Jean-Marie Le Pen n’avait récolté que 4,3 % des voix. La question est de savoir combien de circonscriptions passeront dans l’ère du bleu Marine. Pensez vous garder votre place de « troisième homme, acquise » pendant les présidentielles, aux élections législatives ?
La position de Marine Le Pen est que l’UMP est devenu le parti des perdants. Le fait qu’il n’y ait plus réellement de droite forte, et que les études d’opinion nous placent, pour ces élections, dans un étiage entre 15 et 18 % des intentions de vote, nous laissant entendre qu’il n’y aura pas de différence majeure entre le score des présidentielles et des législatives. En 2002 et 2007, cette différence était à chaque fois de plus de six points, ce qui nous pénalisait aux élections législatives.
Ce faisant, l’UMP étant affaiblie, et sans doute durablement, une cohabitation étant peu probable, sans parler de son problème de leadership interne (tiraillée qu’elle sera, à l’avenir, entre Copé et Fillon), nous prétendons certes incarner la troisième force politique en France, comme cela fut le cas aux élections présidentielles, mais surtout, les premiers opposants. Nous sommes, à ce titre, une opposition nationale, par opposition à une fausse opposition UMP, dont nous voyons bien la collusion avec le PS.
Dans les circonscriptions où vous ne serez pas présents au seconnd tour, appellerez vous à voter UMP ?
Nous verrons « au cas par cas ». Fondamentalement, l’UMP et le FN ont des positions idéologiques très distinctes, donc inconciliables, ce qui frappe théoriquement d’interdiction toute alliance ; parce qu’elle serait intenable sur le plan doctrinal (car malhonnête, intellectuellement), en plus d’être probablement défavorable pour Marine Le Pen et le Front national, qui n’existeraient alors plus dans la spécificité de leurs discours, unique dans le paysage politique français.
Selon Marine Le Pen, ce qui distingue désormais le FN de l’UMP n’est plus, comme cela pu l’être jusqu’aux années 1990, une différence de degré, mais une véritable différence de nature au fur et à mesure de l’orientation ultra-libérale, euro-fédéraliste et immigrationiste « de fait » – en dépit de discours « musclés », prétendument – prise par l’UMP ces dernières années.
Il ne nous est donc pas possible d’appeler à voter, au plan national, pour les cadres principaux de l’UMP. Reste à savoir si des militants et cadres de terrain, plus sincères que leurs chefs, accepteraient de se rallier au Rassemblement Bleu Marine, en quittant l’UMP, non sans avoir dénoncé l’immigration telle qu’elle est actuellement pratiquée, le fédéralisme européen et les excès de la mondialisation libérale.
Nicolas Dupont-Aignan a partiellement initié cette démarche en 2007, en quittant l’UMP pour fonder son propre mouvement, Debout la République (DLR), avant d’être candidat à l’élection présidentielle cette année. A l’instant T, il représente presque 2 % de l’opinion, 650000 personnes, cette candidature est certes de témoignage, mais elle – et plus important, ce qu’elle représente en terme d’idées – n’a ni à être occultée, ni à être raillée. Les positions actuelles de Dupont-Aignan sur un certain nombre de sujets sont, de fait, si proches actuellement de celles de Marine Le Pen, que celle-ci le surnommait son « huitième porte-parole ». Si Dupont-Aignan peut faire ce premier pas, alors n’importe quel UMP sincère le peut.
Marine Le Pen a d’ailleurs déclaré qu’elle n’était « pas fermée » à une « entente » et à des « discussions », « au cas par cas ».
Précisément.
Ne pensez vous pas, que sa proposition, peut perdre l’électeur, qui peut y voir des ententes sans accord, des alliances obscures avec l’UMP ?
Il est certain que sur les médias laissent entendre – à dessein – que Marine Le Pen et son mouvement pourraient, à terme, s’allier avec l’UMP, ou du mois ses franges les plus droitières (ce qui revient d’ailleurs à affirmer que le FN serait à la droite de la droite ; ce qu’il récuse en ce sens qu’il ne se sent pas plus fédéraliste ou libéral que l’UMP, par exemple), beaucoup peuvent le croire, avec comme postulat de base « Si la télé le dit, c’est que c’est vrai. »
En réalité, Marine Le Pen est honnête et transparente quant à sa démarche, qui consiste à refuser toute alliance avec l’UMP et, significativement, ses dirigeants au niveau national, tout en n’insultant pas à l’avenir vis-à-vis de ces UMP locaux, cadres de terrain et députés désabusés – tout comme nous parlons également aux socialistes du même ordre, critiques de la social-démocratie Aubry-Hollande – qui pourraient nous rejoindre. Mais à la condition, toutefois, de remettre en question explicitement le fédéralisme européen, l’ultra-libéralisme et les politiques migratoires actuelles, tout en quittant tout aussi explicitement (c’est le minimum) l’UMP, ou le PS.
Outre mesure, l’UMP nous facilite quelque peu la tâche, malgré elle certainement, en refusant toute alliance avec le FN (ce qui n’empêche pas, d’ailleurs, les intrigues de la Droite populaire pour laisser planer le doute), ce qui va tout à fait dans le sens de Marine Le Pen, qui elle-même ne veut pas de cette alliance où ni elle, ni le Front national, ni la France n’ont rien à gagner.
Gérard Longuet, a déclaré voir en Marine Le Pen un « interlocuteur possible » contrairement à son père. Pensez vous que c’est essentiellement grâce à elle, et le coup de jeune qu’elle a donné au parti, si le FN a fait un score historique ?
Il faudrait déjà contextualiser la déclaration de Gérard Longuet. Ancien militant de ce qui fut, pour le coup, l’authentique extrême droite (membre du groupuscule Occident), Longuet a cru pouvoir être le héraut désigné pour « parler », implicitement, à Marine Le Pen, à un moment où l’UMP jouait littéralement quitte ou double : durant l’entre-deux tours de la dernière campagne présidentielle, où la réélection de Nicolas Sarkozy était mal engagée. Selon moi, cet argument de Gérard Longuet n’est qu’un appel du pied, sans autre but qu’électoral, à une époque où les électeurs du FN étaient courtisés de tous, UMP en tête, Sarkozy pensant réitérer le « coup » de 2007 consistant à siphonner les voix du Front national.
Ensuite, il est particulier de croire que Jean-Marie Le Pen ne pouvait constituer un interlocuteur possible, à l’inverse de sa fille. Ce n’est pas parce que Le Pen père est peut-être plus « rond » ou « truculent » que la fille qu’il est moins politique ou moins sérieux. Dire que Jean-Marie Le Pen « ne voulait pas du pouvoir » est devenu au fil du temps un maronnier médiatique, mais pourquoi alors se présenter, soi-même ou son parti, à toutes les élections de la République depuis ces trente-cinq dernières années, et surtout à l’occasion de cinq présidentielles successives ? Dire que le père n’est pas un interlocuteur, mais que sa fille le devient, est infamant pour Jean-Marie Le Pen : c’est ne pas voir qu’au-delà du tribunicien et de l’imprécateur, soit ce qui est retenu par les médias, il y a avant tout, à notre sens, la préscience d’un homme d’État, soit ce qui sera retenu par l’Histoire, qui est seule juge, éminemment plus que tous les commentateurs… Jean-Marie Le Pen est de ces hommes, qui manquent au personnel politique français, et sa fille le devient de même. Conséquemment, il n’y a pas lieu de « hiérarchiser » ainsi ses interlocuteurs, à notre sens.
En présentant un frontiste dans chacune des 577 circonscriptions françaises et dans les 11 circonscriptions des Français à l’étranger, le FN a voulu montrer qu’il fallait désormais compter avec lui. Pouvez-vous, nous parler de la stratégie du FN pour gagner ces élections ?
Le Front national a toujours fonctionné ainsi, c’est-à-dire que nous nous présentons dans toutes les élections, avec des candidats partout (le maximum si possible).
Nous n’avons pas, me semble-t-il, de stratégie à proprement parler. Le tout est de rester conforme et sincère vis-à-vis de son message. Ce message est en l’occurrence, en grande partie, celui de notre programme présidentiel, car nous ne dissocions pas les deux élections en considérant que les législatives seraient destinées à la désignation de super-conseillers généraux ou d’assistants sociaux pour telle ou telle « clientèle » électorale. Les législatives sont faites – lapalissade… – pour élire des législateurs, qui représente l’ensemble du peuple de France.
Selon le Front national, les élections législatives sont une élection nationale comme une autre, d’où cette continuité logique entre les « fondamentaux » des programmes présidentiel et législatif : dénonciation de l’ « immigration-invasion » et de l’insécurité, priorité nationale dans l’emploi, le logement et les aides d’État, défense des services publics et du monde rural, promotion de la famille, du travail et de l’épargne, politique étrangère de troisième voie, désengagement de l’Union européenne et de l’euro, écologie de production, de consommation et de retraitement locaux, notamment.
Le FNJ de Bourgogne présent au traditionnel défilé du 1er Mai
Les jeunes adhérents et militants de Bourgogne se sont rendus au défilé annuel du Front national. Ils étaient un peu plus d’une vingtaine à se mélanger aux milliers de participants venus en nombre pour célébrer Jeanne d’Arc – et notamment son 600 ème anniversaire – ainsi que le travail.
Arrivés à Paris vers 9 heures, ils se sont répartis comme bon leur semblait : certains préférant se rendre dans le cortège bourguignon afin de porter haut et fort nos couleurs régionales ainsi que nationales, d’autres rejoignant le cortège des Jeunes avec Marine. Le nombre de sympathisants et adhérents fut important, à l’image des résultats de Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle. Les drapeaux en mains et la voix chauffée, les manifestants patriotes ont entamé leur marche – après l’arrivée de la Présidente et des cadres du mouvement – à l’angle de la Rue Rivoli, devant le Louvres. Scandant les slogans « France Marine liberté » , « Ni droite, ni gauche, Bleu Marine » , « Sarko Hollande c’est pareil », « Europe, trahison, la France est une Nation », « Français, réveille-toi, tu es ici chez toi » ou encore – parmi d’autres – »On est Français, Fiers et Forts », les participants ont défilé dans la joie et la bonne humeur puisque soutenus par le magnifique climat météorologique. Après une halte de recueillement et un dépôt de gerbe devant la statue de la Pucelle d’Orléans – héroïne nationale pour son courage et son sens du patriotisme – ils ont ont rejoint, toujours sous les couleurs françaises, la belle place de l’Opéra où devait se dérouler le discours de Marine Le Pen.
Sur scène, Jean-Marie Le Pen, fit son entrée sous les « Merci » des spectateurs et retraça l’histoire de Jeanne d’Arc. Il honora, également, le rayonnement de la France au cours des deux derniers millénaires puis son actuelle déchéance puisque soumise à la disparition de la souveraineté nationale. L’émotion était présente, tant chez le Président d’honneur du Front national que dans le public : Discours de Jean-Marie Le Pen
Puis ce fut autour de Marine Le Pen. Son allocution dura près d’une heure, pour le plus grand plaisir de la foule ambiancée. Après avoir émis une pensée aux travailleurs et chômeurs français, elle se félicita de la campagne menée par le mouvement et récompensée par d’excellents résultats expliqués par l’amour de la France porté par son projet tant social que régalien et républicain. Fustigeant le mépris du système pour le peuple ainsi que les élites se prêtant au chantage électoral tout en citant Rousseau, elle affirma sa confiance en la capacité des Français à ne pas se faire piéger par le mensonge. Lire la suite de cette entrée »
Présidentielle : Marine Le Pen 3e, avec 18 % des voix (6,4 millions d’électeurs)
Résultats définitifs du Ministère de l’Intérieur
Au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République, soutenue par le Front national (FN) et Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL), obtient 17,9 % des suffrages exprimés, soit plus de 6,4 millions de voix.
Vote FN des jeunes : Marine Le Pen amplifie une constante historique et sociologique
Contribution de Gauthier Bouchet, responsable de la communication au Front national de la jeunesse (FNJ), au débat organisé sur le site Newsring : Marine Le Pen, candidate des jeunes ?
Selon une étude du CSA réalisée pour le site Internet du Monde (lemonde.fr), Marine Le Pen est, parmi les candidats à l’élection présidentielle française, celle recueillant le plus d’intentions de votes chez les 18-24 ans : 26 %. Suivent ensuite François Hollande (25 %) et Nicolas Sarkozy (17 %), en forte baisse parmi cette tranche d’âge, puis Jean-Luc Mélenchon (16 %) et François Bayrou (11 %).
Le fait que les jeunes votent massivement pour le candidat soutenu par le Front national (FN) à l’élection présidentielle se vérifie constamment, depuis le scrutin de 1988, où le mouvement politique alors présidé par Jean-Marie Le Pen se hisse à 15 % des suffrages, son premier score significatif. Lire la suite de cette entrée »
Dernier week-end militant avant le premier tour de l’élection présidentielle pour les « Jeunes avec Marine » de Saône-et-Loire
Nous, jeunes français, adhérents et militants du Front National (premier parti chez les jeunes) étions une fois de plus sur le terrain lors de ce dernier week-end avant le premier tour des élections présidentielles.
Tous les jours, de nombreux militants FN 71 se mobilisent afin de distribuer le projet de Marine Le Pen (livret de 16 pages) dans les 5 circonscriptions du département.
Ce vendredi, « les Jeunes avec Marine » de Saône et Loire se sont retrouvés dans plusieurs villes afin de partager une très bonne soirée militante. Chalon-sur-Saône a été boitée et recouverte d’autocollants. Romenay, Tournus et Montceau ont été tapissées d’affiches à l’effigie de notre présidente.
Ce samedi matin, ces mêmes jeunes (une quinzaine) accompagnés de Christian Launay (secrétaire départemental) se sont rendus à Montceau-les-Mines afin d’aller prêcher la bonne parole auprès de la population locale présente sur le marché. A une semaine du premier tour, nous avons reçu un excellent accueil. Nous le savons, ces personnes et toute la France des oubliés n’hésiteront pas à voter pour Marine Le Pen, la seule candidate proche du peuple.
Il nous reste quelques jours pour continuer Lire la suite de cette entrée »
Argumentaire : La France UMPS est un vaste désert médical
Argumentaire sur la santé
La France de l’UMPS est un vaste désert médical
Par Alexandre Leboucher Lire la suite de cette entrée »
À Lyon, Marine Le Pen appelle à combattre le « fascisme doré »
Présidentielle 2012 — Compte-rendu d’étape, par Gauthier Bouchet







